dimanche 25 janvier 2009

Quels salaires à Londres ? Quelques instruments de comparaison

Il est parfois difficile de se faire une idée de son niveau de rémunération à Londres, les écarts en termes de secteurs, d'impact du niveau d'ancienneté et de coût de la vie se distinguant beaucoup du marché français.

Le grand avantage de la Grande-Bretagne est que le salaire est beaucoup moins un sujet tabou qu'en France, les annonces d'emploi mentionnant dans l'immense majorité des cas quel niveau de rémunération est proposé pour le poste offert et la négociation du salaire étant plus facile et bien acceptée par l'employeur.

Si vous êtes déjà en poste en France, comptez en moyenne sur une augmentation de 15 à 30% par rapport à votre salaire français pour couvrir le coût de la vie plus élevé, notamment le logement. La vie à Londres est chère mais pas démesurément plus qu'à Paris (ça n'est pas le café ou le prix du pain qui va vous ruiner), il faut principalement évaluer les aspects suivants pour se faire une idée de son futur niveau de vie :
- Le logement, le gros point noir de la capitale britannique. La médiocrité du réseau des transports et certaines spécifités britanniques (la protection de la ceinture verte autour de Londres limitant l'extension de la ville) obligent les Londoniens à se concentrer sur une faible surface poussant les prix à la hausse. La croissance de la population et le goût des Britanniques pour l'investissement immobilier voire la spéculation amplifient le phénomène.

http://www.nestoria.co.uk/ vous permettra vite de vous faire une idée des prix dans les différents quartiers

- Ne vous laissez pas tromper par les changements de cours de la monnaie et les effets de conversion lorsque vous comparez les prix : la Livre Sterling valait environ 1.5 Euros il y a trois ans et est tombée à 1.1 Euros. La chute est intéressante si vous payez en Euros comme les touristes qui viennent faire du shopping sur Londres mais ne change pas grand-chose si êtes rémunéré en Livres Sterling.
- Les impôts sont moins élevés qu'en France mais tout de même conséquents. Les salaires sont ponctionnés à la source ce qui veut dire lorsque vous parlez de salaire net avec un Britannique, il s'agit de votre salaire net réel (L'impôt sur le revenu a déjà été prélevé, pas de chèque supplémentaire à faire en fin d'année)
- Les enfants : Les impôts français vont en bonne partie à l'éducation nationale, les parents ont généralement peu de souci à se faire pour financer la scolarité de leurs enfants. Ca n'est pas le cas en Angleterre où les meilleures écoles primaires et secondaires sont privées et très chères (3000 livres ou plus par enfant et TRIMESTRE). Idem les infrastructures de type crèche sont plus rares et souvent privées, la garde d'un jeune enfant coûte très chère.
- La santé : Le NHS couvre la plupart des besoins gratuitement mais le service peut être très médiocre poussant les gens qui ont les moyens à avoir recours au privé. Le privé britannique est très cher et partiellement couvert par les mutuelles. Allouez donc une portion supplémentaire de votre budget aux imprévus pouvant survenir du fait de pbs de santé.


En plus de tous ces éléments, quelques nouveaux outils en ligne facilitent encore un peu plus la tâche de la personne en recherche d'emploi ou insastifaite de son salaire actuelle.


Les sites de comparaison de rémunération en ligne vous donnent des informations souvent précises sur votre niveau de salaire comparé à celui de gens ayant votre profil et travaillant dans votre secteur. Ils fonctionnent sur le mode du donnant-donnant. Vous devez remplir un questionnaire anonyme mais détaillé sur votre situation actuelle (ce qui leur permet de récolter des données) et en échange ils vous fournissent les informations que vous recherchez à savoir si vous êtes bien ou mal rémunéré pour votre poste et niveau d'expérience. Voici les principaux ci-dessous (Payscale, partenaire de Monster, étant sans doute celui ayant le plus de données recueillies) :

http://www.payscale.com/

http://www.benchmarkmypay.co.uk/

http://www.mysalary.co.uk/


Des données générales tirées de rapports officiels peuvent aussi vous donner une idée des rémunérations moyennes :

http://www.worldsalaries.org/uk.shtml

mardi 30 décembre 2008

Y a-t-il encore des avantages à vivre à Londres en 2009?

L'autre jour, en regardant s'écrouler le cours de la Livre sur Yahoo finance, je me suis demandé si le fait de perdre plus de 25% de son salaire en équivalent Euros en 6 mois allait produire une émigration massive des Français et autres étrangers. Jusqu'alors, travailler à Londres dans un vrai job sur plusieurs années évoquait des images un peu caricaturales de succès financier sans limites à nos compatriotes basés à Paris. Les moins biens informés nous pensent tous traders multimillionnaires ou en passe de le devenir, les mieux informés savent que les salaires sont plus élevés de ce côté de la Manche peu importe le secteur, oubliant plus ou moins consciemment que le coût de la vie dévore bien souvent l'essentiel de ce surplus relatif de revenu.

Mais les temps changent : Jusque-là les avantages des années Londres étaient plus que clairs, au moins pour les juniors fraîchement arrivés. Marché du travail généreux et ouvert, moins regardant sur les diplômes, moins exigeant sur les expériences, habitué à la diversité ethnique ou autre, un vent de fraîcheur en comparaison des annonces à la française de type : "Offre stage Chef de Produit grande marque cosmétique, 3 ans de stage autre grande entreprise cosmétique exigés, flexibilité sur formation d'origine (HEC, ESSEC ou ESCP), Russe/Chinois exigés débutants bienvenus... Nombreux avantages : Cantine et 50% de carte de transport remboursés".
L'ambiance fêtard et multiculturelle s'ajoutant à ce marché du travail faisaient passer la pilule du logement tiers-mondiste et hors de prix, les transports un peu pourris et les autres joies procurés par le coût de la vie à Londres et ses hivers déprimants.

La Peste Noire n'est pas encore de retour sur l'île mais il y a un petit changement d'ambiance. Un signe, les agences de recrutement se font plus discrètes, moins d'emails et coups de fil non sollicités pour proposer des postes. Les boys de la Finance sont pris d'accès de modestie, on ne parle plus de primes mais de licenciements ou de craintes pour son job avec ceux qui bossent dans le secteur. Les derniers débarqués ont l'air d'avoir plus de difficultés à trouver "le" job ou même un job tout court. Les plus expérimentés s'en sortent sans aucun ou sans trop de dégâts mais se demandent comme tout le monde de quoi 2009 sera fait.

Alors, en dehors de circonstances strictement personnelles, pourquoi rester à Londres ou même pourquoi venir ?

Je n'ai pas de données ou d'expertise définitives sur le sujet mais même si la Grande-Bretagne souffre plus que la France pendant la crise (à cause de sa dépendance du secteur financier), cela risque d'être un peu pareil partout de toutes manières, ce sera beaucoup plus dur de trouver un job mais toujours plus facile qu'en France ou les stages et la structure du marché du travail font que les juniors et sans expériences sont fortement pénalisés dans la recherche d'emploi.


Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, le sévère ralentissement d'activité dans l'immobilier devrait tirer vers le bas prix du logement et peut être les loyers (un nombre conséquent d'investisseurs mettant en location leur bien en attendant une remontée du marché pour revendre. Ceci étant dit, que ce soit sur l'évolution des prix du logement ou celles des loyers, on peut lire tout et son contraire sur le sujet). Le coût de la vie est lui aussi affecté "positivement", le ralentissement tirant l'inflation vers le bas. Pour quelqu'un déjà en poste et dans la mesure où ça ne s'éternise pas, c'est même plutôt bénéfique à court terme.

Enfin, par expérience personnelle, si le marché du travail et les opportunités de progression et de salaires ont été les principaux critères de mon installation et du fait que je sois toujours là trois ans plus tard, il y a quelques autres bonnes choses à prendre ici. Le management à l'anglo-saxonne, on n'aime ou pas et beaucoup de choses dépendront de la boîte pour laquelle on travaille mais l'ambiance de travail à l'anglaise reste toujours plus cool, moins formel, moins hiérarchisé que de l'autre côté de la Manche. L'avenir ne semble pas entièrement conditionné par votre parcours estudiantin et les 6 mois qui le suivent. On use et abuse de métaphores médicales en parlant de scléroses ou de paralysie du marché du travail français ou même de la société française, je ne partage pas ce pessimisme, mais s'il y a une différence que j'ai notée entre le monde du travail anglais et le français, c'est cette obsession et ce goût français du rang et des honneurs/avantages qui vont avec. Paradoxalement entre une société qui se veut encore un peu aristocratique et une autre qui se veut égalitariste et méritocratique depuis 1789, c'est la première qui semble mieux laisser sa chance aux individus, bien que très imparfaitement. Il y a bien des choses que je laisserai sans regrets derrière moi le jour où je partirai mais je ramènerai au moins ça de mon séjour anglais.

dimanche 30 novembre 2008

Un petit best of personnel d'humour TV British

The Office

Ricky Gervais et sa parodie grinçante de la vie au bureau dans une petite PME anglaise. C'est tellement drôle et pourtant tellement douloureux à regarder que ça ne peut avoir été créé qu'en Angleterre.







The New Statesman

l'hypocrisie des Tories dans l'Angleterre Thatchérienne, et le député Alan B'stard, arriviste sans moral ptrêt à tout pour profiter de ses fonctions pour s'enrichir et en total décalage avec la morale stricte de certains de ses "constituents".





Absolutely Fabulous (ou AbFab)

L'histoire de deux post soixante huitards pas vraiment remises de leur jeunesse, divorcée ou célibataire mais ayant fait fortune, perpétuellement alcoolisées. Classique.





Alan Partridge

Le "pure British gentleman" confronté à son inadéquation dans le monde moderne.




lundi 24 novembre 2008

layoffs time

Puisque ce fût la thématique du jour, je vous invite à aller consulter la recherche Google Trends suivante:

http://www.google.com/trends?q=layoffs&date=2008&geo=all&ctab=0&sort=0&sa=N

Google Trends est un outil d'accès libre de Google qui donne accès à un indice des recherches effectués sur leur moteur et des termes trouvés dans la presse via Google News. Généralement utilisé pour le marketing en ligne (pour savoir à quelle période de l'année tel ou tel produit est le plus recherché), c'est aussi un outil amusant pour savoir ce qui trotte dans la tête des gens ces derniers temps.
Les Layoffs ou licenciements sont devenus un terme très (trop ?) populaire ces dernières semaines...

Un peu d'humour à l'anglaise tiré de The Office pour digérer tout ça :)
Tout le monde n'est pas après tout super motivé par son job.

vendredi 14 novembre 2008

L'angoisse de 2012

Flashback : 2005, dans une salle de réunion des bureaux parisiens de Toshiba, un écran monté pour l’occasion montre la cérémonie d’attribution des Jeux Olympiques de 2012. Paris et Londres sont au coude à coude. Les Français, généralement un peu ronchons et pas enchantés à l’idée du coût des Jeux se sont pris au jeu de la bonne vieille compétition franco-anglaise, question d’honneur nationale. Et puis c’est Azincourt again, les Anglais remportent la partie, le chauvinisme anglais est remonté au maximum. Au pays des tabloïds, ça vaut le détour. Les Français sont déçus, on ne sait pas trop si on voulait les Jeux ou battre les Anglais mais comme on n’a ni l’un ni l’autre...Damn!

Fastforward 2008. Bérézina bancaire, des milliers de cadres meurent de froid en Russie (presque...). Le bon Royaume d'Angleterre et ses loyaux sujets ayant abandonné les manufactures pour des montages financiers douteux se retrouve en première ligne. Tout à coup, la nécessité de sortir le chéquier pour le gouffre à pognon que sont généralement les Jeux Olympiques semble plus douloureux que prévu. Surtout qu’il y a du travail en termes d’infrastructures à rénover et d’amélioration des transports et que les Anglais, comme tout le monde, s'en sont pris plein les mirettes pendant les jeux de Pékin et les cérémonies grandioses qui les ont accompagnées, et angoissent donc un peu à l'idée d’avoir la honte complète devant les 3/4 de la planète. Car, certes, si ce n’est pas l’amour du jogging qui manque a une bonne partie de la population anglaise, ça n’est pas toujours dans la perspective de l’exploit sportif mais plutôt dans celle d’aller chercher un burger ou fish and chips au bouiboui local...


Difficile d’impressionner le reste du monde en faisant défiler tout ce petit monde au stade le jour de l’ouverture… Can we give the Olympics back, please?

En plus de cela, les Britanniques eux-mêmes ont commencé à émettre quelques doutes sur leurs capacités organisationnelles suite aux incidents du Terminal 5 à l'aéroport d'Heathrow. Nouveau terminal flambant neuf, c’était censé être l’occasion d’une démonstration du génie britannique, comme au bon vieux temps des Expositions Universelles, la vapeur en moins. Rendre la vie des passagers plus agréables en modernisant un aéroport en surcapacité, beau projet. Mais, au lieu de la mécanique bien huilée et du triomphe anticipé, des files d'attente monstrueuses se formèrent et la moitié des bagages furent perdus, les vols annulés, des passagers mal encadrés et en colère regardant méchamment le personnel pas assez formé et dépassé. Oups

Pas encore de raison de paniquer, il reste quelques années et la Crise passera. Mais, tout d'un coup, le Triomphe de l'obtention des Jeux apparaît un peu présomptueux. Et s'il y a un trait commun entre les Britanniques et les Français, c'est bien l'absence totale de modestie dans la victoire, petite ou grande. :)

mercredi 12 novembre 2008

Un Barack Obama "British" est-il possible ?

Tout comme dans la presse française, une des colonnes obligatoires au Royaume-Uni depuis l'élection de Barack Obama à la Présidence américaine a été "A quand un Barack Obama British ?".
Ce qui est très intriguant dans cette interrogation, ce sont les présupposés de la question et parfois des articles l'accompagnant, qui sous-entendent que le simple fait d'avoir un 1er Ministre ou Président noir serait une marque de progrès alors que le progrès semblait justement venir du fait que Barack Obama était élu pour ses qualités d'homme, son caractère et ses idées et pas "grâce" ou "à cause" de sa couleur de peau, ou juste parce que certains électeurs cherchaient à soutenir un candidat qu'ils identifiaient comme un membre de leur communauté, les évolutions démographiques leur donnant tout à coup l'avantage. La force de Barack Obama a plutôt été d'aller au-delà d'un vote communautariste en reconnaissant évidemment les problématiques purement raciales existant aux US tout en insistant sur la nécessité de les dépasser, aidé en cela par ses origines et expériences multiples (voir son discours sur ce sujet). Ce qui peut sembler presque "évident" si vous avez une vision humaniste du monde, mais l'est rarement surtout dans un pays aussi marqué dans son histoire par la traite des Noirs et le racisme institutionnalisé.




Ceci étant dit, ce qui a été plus amusant à lire dans les différents articles sur le sujet, plus que les caricaturales questions du type "Est-ce que les Anglais sont trop racistes pour élire un Noir ?", ça a été finalement les interrogations sur le système politique et sa capacité à intégrer ou pas un "outsider" au sens le plus large du terme, quelqu'un qui ne cadre pas dans le système politique et les partis que ce soit par sa couleur de peau, ses origines sociales, sa religion etc. L'article du Guardian sur le sujet montre bien qu'en fait, mises à part des données obejctives comme l'histoire de l'immigration au UK et la part des minorités ethniques dans la population, c'est bien le système politique qui ralentit l'apparition de candidats "du dehors" (du système) plus qu'un racisme plus ou moins dissimulé. Là où aux Etats-Unis un jeune Sénateur relativement peu expérimenté mais charismatique peut par une campagne bien menée pendant les Primaires se faire d'abord remarquer et ensuite prendre la tête de son parti pour les élections présidentielles et donc être évidemment immédiatement en position d'accéder à la plus haute responsabilité politique du pays, au Royaume-Uni, une fois élu au Parlement, il faut patienter, imposer son autorité parfois en accédant à différentes fonctions ministérielles et ensuite seulement après avoir pris les contrôles du parti, se retrouver en position d'accéder au poste de 1er Ministre. Ce qui favorise le candidat standard dans lequel paradoxalement les parlementaires parfois plus que les électeurs vont se reconnaître !

Pour faire le parallèle avec le système politique français, c'est finalement un problème assez similaire puisque tous les hommes politiques ayant réussi à parvenir à la Présidence ces 30 dernières années ont d'abord passé beaucoup de temps et d'effort à faire la conquête d'un appareil politique et une fois leur emprise sur cet appareil sécurisé, ont pu s'attaquer à la conquête du pouvoir lui-même (Mitterrand avec le PS, Chirac qui a fait du RPR une machine à gagner les élections entièrement à son service, Sarkozy qui récupère l'ex-RPR rebaptisé entre-temps UMP etc).

Bref sans tomber dans l'angélisme en disant qu'il n'y a aucun problème de racisme en France ou au UK, le problème est finalement le conservatisme du système lui-même qui favorise des gens tous sortis du même moule et ayant des parcours similaires, non seulement en écrasante majorité blancs, mais venant de milieux sociaux aisés et très souvent haut-fonctionnaires ou avocats de profession. A chaque pays son aristocratie...

mardi 11 novembre 2008

La Crise

Il flotte une étrange atmosphère sur la Capitale britannique. Après avoir été pendant des années un des meilleurs élèves d'Europe en termes de croissance et de chômage, l'eldorado des Français en termes de marché du travail pour les financiers et les jeunes diplômés en particulier, la situation a l'air de se retourner et un nouveau terme fait une rentrée en force dans les esprits, fantôme étrange portant le nom d'un monstre de film de série B, the credit crunch is upon us.
Les blagues avec les collègues s'en inspirent mêmes, "On va se chercher un café, t'en veux un ? - No, thanks, pas ce matin - Le Credit Crunch... c'est dur pour tout le monde ! ;) "...

Dans mon secteur et dans ma propre boîte, fleuron de l'Internet ayant déjà ses difficultés qui ne sont pas arrangées par la baisse des dépenses publicitaires, licencie 10 à 15% des effectifs dans le monde. On fait la queue pour voter sur notre formule de plan d'indemnité préféré pour ceux qui seront affectés, mêmes indemnités pour tous ou en fonction de l'ancienneté. Ambiance.

De son côté, même le monstre Google, jusque là écrasant de par sa santé financière insolente, commence à montrer des signes de faiblesse, au point qu'un gel non-officiel des embauches s'est semble-t-il mis en place. Après avoir embauché 10000 employés en deux ans, ça change.

Doom and Gloom ?

Si c'est déjà dur pour l'Anglais moyen, il semblerait que le plombier polonais soit lui aussi en train de penser à retourner à la maison. On se demande ce que le Daily Mail va bien pouvoir faire pour remplir ses pages une fois qu'ils seront partis. La Livre Sterling qui chute par rapport à l'Euro, le coût de la vie et les emplois plus rares modèrent l'enthousiasme des Européens de l'Est. So the Poles are going home. Marre de la bière trop chère, des logements exiguës. On appréciera toujours l'ironie que le pays le moins europhile d'Europe ait joué le jeu des frontières ouvertes.

Pendant ce temps-là, l'autre jour en se baladant au nouveau centre commercial géant de Londres de Westfield, il était assez tentant de se rappeler que la misère et la crise sont des notions très relatives. Pour certains, ce sera dur (perdre son job, sa maison), pour d'autres, ce sera se priver d'un quatrième iPod en 3 mois ou faire durer la Jaguar un peu plus longtemps. Mais, dans l'ensemble, don't panic, apparemment, it's not so bad.